S’il est bien une image qui peuple l’imaginaire de la science-fiction, c’est certainement celle de la voiture volante. Véhicule qui permet d’envisager des flux de transports stratifiés occupants les espaces improductifs des villes-mondes à l’urbanisme débridé… Qui n’a pas été fasciné par le balais des spinners traversant le Los Angeles fantasmé de 2019 dans la scène inaugurale de Blade Runner ? Sans parler de Retour vers le futur ou du Cinquième élément, etc. C’est peut-être cette image d’anticipation que la ville de Dubaï s’apprête à concrétiser dès juillet prochain en proposant un service de drones-taxis monoplaces.

Présenté au CES 2016, Ehang 184 est un méga-drone à quatre rotors double hélice capable de transporter un passager avec un bagage. C’est cette technologie qui a reçu les faveurs des autorités dubaïotes.

L’appareil ne dispose d’aucune commande de direction, le passager indique simplement la destination à laquelle il souhaite se rendre, elle peut être pré-enregistrée dans une application mobile, et le drone exécute la commande de manière autonome.

Même s’il s’agit d’un effet d’annonce prompt à assurer la publicité de l’Emirat, on perçoit bien depuis quelques années une tendance de fond qui va dans le sens de services par drone dans l’espace public. On connaissait les projets de livraison de colis de ce type, on commence maintenant à imaginer le transport de personnes par ce biais. Le principal frein côté utilisateur restant celui d’un déplacement à 300 mètres d’altitude… Là où la possibilité de recourir à un parachute ne serait pas possible à cette hauteur trop réduite. Le procédé devra rassurer complètement avant sa mise en circulation. D’autant que les seuls premiers essais l’ont été jusqu’ici sans passager.