Force est de constater que l’arrivée des Stories Instagram a laissé la planète digitale en émoi. En effet, les premiers commentaires ne reprenaient que l’idée d’un plagiat fait au trublion teenage Snapchat, ce qui n’était pas faux. Quelques jours après l’emballement pour le moins hostile de la twittosphère, revenons sur une fonctionnalité qui nous semble avoir du sens dans l’application.

Au départ dubitatifs, nous nous sommes laisser portés par les mini-séquences et autres mini-vidéos au défilement automatique. D’autant que le mode de transition « cubiste », pour switcher d’une stories à une autre, est réussi. Avec Story, on ne « like«  pas (la fonctionnalité n’existe pas), on laisse les images et les vidéos se dérouler à leur rythme, on zappe si nécessaire ou l’on envoie un direct message à l’auteur si l’on veut (pas de commentaire possible). On ne sait pas toujours ce que l’on regarde au premier abord, et cela excite la curiosité (et l’ennui parfois). Les utilisateurs montrent ce qui les touchent, les amusent ou les agacent… comme dans tous les social médias me direz-vous… En cela rien de nouveau donc.
A d’autres moments, Instagram Stories devient lui aussi média de diffusion par excellence du non-événement. A l’instar de Snapchat, du flux Instagram classique ou encore de Periscope, la culture de l’ennui, des selfies grimaçants et des moments inconstants a trouvé une tribune d’expression inédite. Sans porter de jugement de valeur, cela fait partie du moment digital que nous vivons. Et cela mérite d’être regardé ou questionné.

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