A l’origine de notre manière d’évaluer la pratique contemporaine du selfie, cet autoportrait photographique partagé en ligne sur les plate-formes sociales, il y a le mythe antique de Narcisse. Ebloui par sa propre image dans le reflet de l’eau,  Narcisse succombe à lui-même et succombe tout court, perdu dans sa propre contemplation.

Dans l’inconscient collectif l’autoportrait narcissique est donc marqué du sceau de la  superficialité. Il est perçu comme une attitude empreinte de légèreté. Le selfie, que les québecois nomment plus justement égoportrait ou autophoto, hérite de cette symbolique négative  : L’autolâtrie.

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